Bouboule sous les feux des projecteurs






Bouboule est le doudou d’Adèle, 19 ans. Quand elle était petite, Adèle imaginait
qu’il était un « chien-ours » (si, si, ça existe !). Ce sont des amis de ses parents qui le lui ont offert,
tout comme celui qu’ils ont donné à sa sœur aînée. Adèle les perçoit
comme « les distributeurs de doudou de la famille ».

À l’époque, ses parents avaient anticipé une potentielle perte de l’ourson et avaient donc acheté
un deuxième exemplaire. Mais lorsqu’il fut réellement perdu, il a fallu trouver un troisième exemplaire
au cas où la doublure disparaîtrait elle aussi. D’autres amis de la famille ont réussi à trouver un modèle
très similaire à celui de Bouboule, mais de dimensions supérieures. Même si elle n’a jamais dormi avec,
elle l’a tout de même conservé l’ayant désigné comme le papa de Bouboule, de par sa grande taille.

Sa grand-mère qui était couturière, devait réparer l’ours en peluche chaque été. Aujourd’hui Adèle
n’ose plus le montrer à son aïeule car il est complément décousu. D’ailleurs, depuis cinq ans elle ne dort
plus avec Bouboule pour le préserver. À force d’être reniflé et manipulé, il risquerait de se désintégrer.
Mais lorsqu’elle est dans son lit, elle aime se blottir contre une peluche, une autre.
Pour remplacer la présence de Bouboule, elle dort actuellement avec Pot de Miel qu’elle a gardé
depuis son enfance. C’est un petit chien au pelage noir avec les pattes et le museau beiges.
Adèle lui a donné ce prénom lorsqu’elle était plus jeune en imaginant qu’il les avait trempés
dans un pot de miel, ce qui expliquerait leur teinte dorée.




Adèle est heureuse de participer à ce projet car Bouboule pourra enfin être « sous les feux des projecteurs ».
Sa grand-mère lui a proposé de le placer dans une vitrine, pour le conserver tout en l’épargnant
du temps qui passe. Si elle n’a pas suivi ce projet, cette interview pourra peut-être
lui faire accepter l’idée de cette vitrine.






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