À la suite de mon projet de première master, Paris-Bruxelles, une édition graphique
racontant souvenirs et anecdotes personnels, j’ai décidé de continuer d’explorer la thématique
du souvenir mais en le mettant cette fois-ci en relation avec l’objet. Pour mon mémoire j’ai réalisé
un travail sur l’attachement aux objets, de manière générale, que vous pouvez consulter ici.

Pour ce projet de deuxième master, après beaucoup de tergiversations, j’ai choisi de m’arrêter
sur celui auquel je suis (certainement) le plus attaché. Mon nounours.
Pourquoi, à 26 ans, je dors encore avec ce truc ? Qu’est-ce qu’il m’apporte ?? Suis-je la seule ???
J’ai décidé de mener mon enquête ! Après différentes étapes (peu fructueuses), j’ai finalement pris
mon courage à deux mains et suis partie à la recherche de personnes intéressées de témoigner
de leur relation avec leur doudou. Mais pour les interviewer, il fallait déjà les trouver.
Pour se faire j’ai redécoré l’Académie (enfin surtout là où tout le monde se rend, c’est-à-dire
aux toilettes) des affichettes du type « perdu Luluchat gris tigré ». Mon but n’étant pas
de réaliser une affiche esthétique mais bien d’attirer l’œil.




Et petit à petit, j’ai reçu des mails (d’inconnus, omg !) souhaitant participer à mon projet.
Avant d’être soulagée de ne pas être la seule « adulte » avec son doudou,
je fus heureuse de voir que mon projet allait pouvoir avancer. J’avais (presque comme un ministre)
« bookés mes rendez-vous »
à l’école pour pouvoir les rencontrer, discuter (doudou)
et prendre leur objet en photo. J’ai rencontré Tamara, Sophie, Anne-Lise et Laurene.
Mais tout ça c’était avant la « guerre » comme dirait Macron, c’est-à-dire le coco,
le corona ou le covid et le confinement qui va avec.


J’ai commencé ces interviews début mars mais j’ai été très vite contrainte de les réaliser sur skype,
la faute au confinement. Curieusement, j’étais plus « angoissée » de rencontrer ces inconnus
à travers nos écran plutôt que physiquement. Alors qu’à l’école nous étions en terrain neutre,
à travers l’écran, je pouvais rentrer totalement dans leur intimité, chez eux, dans leur chambre.






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